Un four à céramique intact découvert à Mahdia
Archéologie : Un four à céramique intact à Mahdia*
(*Mahdia est une ville côtière tunisienne située à environ 200 kilomètres au sud de la capitale Tunis.)
"Parmi les grandes voies de recherche, en archéologie, qui nous renseignent sur les techniques employées par nos lointains ancêtres pour fabriquer toutes sortes d'ustensiles utilisés dans la cuisine ou pour le transport et le stockage des aliments, il y a assurément les fours à céramique.
Une récente trouvaille effectuée au niveau du ribat d’El Alia, à Mahdia, pourrait bien attirer l’attention des spécialistes à large échelle, à ce qu’on apprend. En effet, de l’aveu de M. Adnen Louhichi, chercheur à l’Institut national du patrimoine et plus particulièrement compétent dans ce domaine, aucun four de ce type n’a été découvert en pareil état de conservation au niveau de toute la Méditerranée : “Généralement, ils sont en mauvais état. Celui-là est intact. Il s’agit d’un four à pilier central et à arceaux convergents”.
Il semble, d’autre part, que ce four pourrait apporter des informations précieuses sur une période de la céramique qui reste obscure. M. Fethi Bahri, qui est à l’origine de la découverte et dont dépend le site en question en tant que chercheur, nous explique, en effet, que les données sont rares sur la période autour du VIIIe siècle, celle qui se situe entre la technique de la sigillée, propre à la période antique, et celle de la céramique glaçurée de la période islamique, d’origine orientale, dont on commence à trouver la trace chez nous au cours du dernier tiers du IXe siècle.
La trouvaille comprend en fait un four avec ses deux «chambres»— chambre de chauffe et chambre de cuisson – ainsi que sa voûte en bon état, mais aussi un ensemble d’installations destinées à la fabrication, le stockage... «Il y a même les habitations des ouvriers. C’est un quartier artisanal.», précise M. Bahri, qui souhaite mobiliser de grands moyens, aussi bien financiers qu’humains, pour la «restauration, la préservation et la mise en valeur de ce lieu».
Ce four, près duquel des jarres ont été retrouvées, devrait aussi livrer des indications intéressantes sur le savoir architectonique de l’époque : le poids des objets qu’on y mettait pour la cuisson atteignait plusieurs tonnes, révèle M. Louhichi, qui ajoute que des survivances de ce type de four se rencontrent aujourd’hui encore à Tozeur, avec les fours à briques pleines, qui sont cependant de plus petite taille."
Une récente trouvaille effectuée au niveau du ribat d’El Alia, à Mahdia, pourrait bien attirer l’attention des spécialistes à large échelle, à ce qu’on apprend. En effet, de l’aveu de M. Adnen Louhichi, chercheur à l’Institut national du patrimoine et plus particulièrement compétent dans ce domaine, aucun four de ce type n’a été découvert en pareil état de conservation au niveau de toute la Méditerranée : “Généralement, ils sont en mauvais état. Celui-là est intact. Il s’agit d’un four à pilier central et à arceaux convergents”.
Il semble, d’autre part, que ce four pourrait apporter des informations précieuses sur une période de la céramique qui reste obscure. M. Fethi Bahri, qui est à l’origine de la découverte et dont dépend le site en question en tant que chercheur, nous explique, en effet, que les données sont rares sur la période autour du VIIIe siècle, celle qui se situe entre la technique de la sigillée, propre à la période antique, et celle de la céramique glaçurée de la période islamique, d’origine orientale, dont on commence à trouver la trace chez nous au cours du dernier tiers du IXe siècle.
La trouvaille comprend en fait un four avec ses deux «chambres»— chambre de chauffe et chambre de cuisson – ainsi que sa voûte en bon état, mais aussi un ensemble d’installations destinées à la fabrication, le stockage... «Il y a même les habitations des ouvriers. C’est un quartier artisanal.», précise M. Bahri, qui souhaite mobiliser de grands moyens, aussi bien financiers qu’humains, pour la «restauration, la préservation et la mise en valeur de ce lieu».
Ce four, près duquel des jarres ont été retrouvées, devrait aussi livrer des indications intéressantes sur le savoir architectonique de l’époque : le poids des objets qu’on y mettait pour la cuisson atteignait plusieurs tonnes, révèle M. Louhichi, qui ajoute que des survivances de ce type de four se rencontrent aujourd’hui encore à Tozeur, avec les fours à briques pleines, qui sont cependant de plus petite taille."
Raouf SEDDIK
article édité sur :
La Presse | Publié le 28.12.2009
http://www.jetsetmagazine.net/culture/revue,presse/archeologie-un-four-a-ceramique-intact-a-mahdia.21.8743.html
La Presse | Publié le 28.12.2009
http://www.jetsetmagazine.net/culture/revue,presse/archeologie-un-four-a-ceramique-intact-a-mahdia.21.8743.html
Publicité