D'un bol comme image du monde
« Avec d'un bol comme image du monde, Werner Lambersy plonge dans ce tourbillon des origines de l'univers. Ce recueil décrit les multiples images d'un bol universel. Espace creux, aux innombrables variantes, qui contient le germe de l'existence et de tous les désirs. » Quatrième de couverture // Edition Le Loup de Gouttière (1999)
Le feu y a bu
comme au bord du chaos
buvait la création
Le vide y a puisé
pour que l'espace sache
où poser les lèvres
La forme
en épousait les bords
pour connaître l'abîme
comme au bord du chaos
buvait la création
Le vide y a puisé
pour que l'espace sache
où poser les lèvres
La forme
en épousait les bords
pour connaître l'abîme
Dans le signe paisible
du simple
Dans l'ordre
impénétrable de l'oeuvre
Il tient place du parfait
Son élégance est fille
des sphères
Et cadette sa profondeur
parmi les voûtes
Ses glaçures
ont cependant connu l'enfer
du simple
Dans l'ordre
impénétrable de l'oeuvre
Il tient place du parfait
Son élégance est fille
des sphères
Et cadette sa profondeur
parmi les voûtes
Ses glaçures
ont cependant connu l'enfer
De ces matrices
où nous tournions parmi les astres
inachevés
De ce manège où chevaucher
des figures de fable
Nous avons fait des coupelles
Des bols
où peindre l'énigme de nos jours
où nous tournions parmi les astres
inachevés
De ce manège où chevaucher
des figures de fable
Nous avons fait des coupelles
Des bols
où peindre l'énigme de nos jours
Il lui fut donné
de ramener nos mains
aux courbes
Nos lèvres
aux souffles rapprochés
du coeur
Et l'âme
à la course des astres
Pour boire à longs traits
aux mêmes bords
du vide
de ramener nos mains
aux courbes
Nos lèvres
aux souffles rapprochés
du coeur
Et l'âme
à la course des astres
Pour boire à longs traits
aux mêmes bords
du vide
À l'origine était la terre grasse
prêtresse prostituée
aux formes
Qu'il suffira de dévêtir
des linges humides
de la nuit
À l'origine était l'argile
aux jeunes seins
Et ce qui tourne dans l'espace
avait levé déjà
l'amoureux secret des volumes
prêtresse prostituée
aux formes
Qu'il suffira de dévêtir
des linges humides
de la nuit
À l'origine était l'argile
aux jeunes seins
Et ce qui tourne dans l'espace
avait levé déjà
l'amoureux secret des volumes
Dans la fêlure
qu'il est le seul à connaître
Dans ce cheveu
laissé par l'ange incrédule
de l'imparfait
Lui dont le lyrisme des lignes
ose à peine se montrer
Il s'abandonne
aux langueurs mélancoliques
des courbes
qu'il est le seul à connaître
Dans ce cheveu
laissé par l'ange incrédule
de l'imparfait
Lui dont le lyrisme des lignes
ose à peine se montrer
Il s'abandonne
aux langueurs mélancoliques
des courbes
Poèmes de Werner Lambersy
Pour en savoir plus :
http://www.servicedulivre.be/fiches/l/lambersy.htm
http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=poetheque&page=14&url=http://www.printempsdespoetes.com/poetheque/index.php?fiche_poete%26cle=240%26nom=Werner%20Lambersy
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