Le raccommodeur de faïence

Publié le par afa



Chanson de A.Decoq et R.Soler,
interprétée par Berthe Sylva en 1929 (énorme « tub » de l'époque)


(écoutez la chanson en cliquant sur la flèche et non l'image)


Le raccommodeur de faïence

Dans un des plus beaux quartiers de Paris
Aux Champs-Elysées, près de l'avenue
Un bonhomme hirsute  aux longs cheveux gris
Va déambulant à travers les rues
Machinalement, tout en inspectant
A chaque fenêtre anxieux il s'arrête
Bougonne ou sourit, et parle simplement
Faisant raisonner bien haut sa trompette
Il joue ses airs les plus jolis
Et chante ce refrain de Paris

Je suis le raccommodeur
De faïence et de porcelaine
Raccommode objets de valeur
Choses modernes, choses anciennes
Je répare bien des malheurs
Ainsi j'évite bien des peines
Je suis le raccommodeur
De faïence et de porcelaine

Il advint qu'un jour un petit gamin
Guettait l'artisan au coin de la rue
Dès qu'il l'aperçu loin sur le chemin
Il courut à lui et dit l'âme émue
Monsieur petit Père a dit
Ce matin à Maman chéri
Qui pleurait sans cesse
Tu as brisé ma vie
Et nos doux liens
Tu as  brisé mon coeur
Et pris sa tendresse
Pour que maman sèche ses pleurs
J'vous en prie monsieur v'nez vite
Raccommoder leurs coeurs

Je suis le raccommodeur
De faïence et de porcelaine
Mais pour raccommoder le coeur
De ton papa, ma science est vaine
Pour réparer ce grand malheur
Toi seul a ce pouvoir suprême
Moi, je ne suis que raccommodeur
De faïence et de porcelaine




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