Exposition Agnès Debizet à la Galerie Quincampoix (Paris 3ème)

Publié le par afa

 

 

Le guerrier révérencieux - grès engobé

agnes-debizet-geuerrier.jpgAgnès Debizet
exposition du 6 au 31décembre
Galerie Quincampoix (Paris 3ème)

 

 

Communiqué de presse de la Galerie Quincampoix :

 

     Après des études littéraires à Paris, AD découvre la terre en 1980.
Le premier contact avec ce matériau est une révélation.
Ses différentes expressions artistiques, danse, dessin, écriture, broderie…se focalisent alors sur la sculpture modelée.
Elle se forme dans un atelier public de la Ville de Paris dirigé par Albert Minot.et fait sa première exposition personnelle au Cloître des Billettes à Paris en 1989
On la voit dans de nombreuses manifestations, salons, biennales, galeries (Paris, Düsseldorf, Montbéliard, Saintes, Avignon…) jusqu’en 1993.
Pause. Pendant quelques années elle se consacre à l'écriture, trouve un substitut au modelage dans le jardinage et en 1994 achève sa broderie (170x170) commencée vingt ans plus tôt.
En 1998, elle réinstalle l’atelier de sculpture dans l’Yonne et entreprend, à Paris, une nouvelle activité plastique, les collages, compositions en relief sur bois à base d'images de magazines récupérées et retravaillées.

Elle reprend les expositions en 2002 à partir de son atelier parisien et en partenariat avec d’autres acteurs culturels (libraire, photographe…)
C’est en 2003 qu’elle fait sa première « installation in situ » dans la forêt de Compiègne puis, l’année suivante au Château de Pierrefonds à l’initiative du Collectif d’artistes « alentours ».
C’est une nouvelle révélation.

agnes-debizet-dragon.jpg

Le dragon Evolution 1989 à Vézeley été 2010

 

Depuis elle crée ses pièces en fonction des lieux qu’elle investit, évoquant leur histoire, s’adaptant aux évènements qu’ils accueillent. (Hotel de Sauroy à Paris, Ephémères à Château-Landon, Maison des Jeunes et de la Culture à Sens, Jardin du Musée de Carouge à Genève, Hospice de Malrigou à Saint-Jean d’Estissac, vitrine Nobilis à Paris….)
En 2009 apparaît pour la première fois, dans l’abbatiale de la Sauve Majeure en Gironde, le Dragon Evolution, sculpture monumentale et modulaire qui se transforme et grandit à chaque nouvel espace qui l’accueille (Jardins de la Maison Jules Roy à Vézelay, Compagnie des Architecteurs à Paris, biennale de Steenwerck, Manoir de Lain…)

Parallèlement à ces interventions, elle participe à des salons dont elle est souvent l’invitée d’honneur, expose en galeries et boutiques, travaille avec des architectes.
Pour la galerie Quincampoix, au carrefour du Passage Molière, à Paris, ses créatures tiendront leur rôle. Elle plantera le décor et sous les fruits de l’arbre, le guerrier sophistiqué fera sa révérence, les minis tripodes, lutteurs et loups noirs joueront avec ambivalence parmi les boules et les cubes, ça et là, comme un éphéméride, voleront quelques feuillets déchirés de leur livre d’histoires et… chut, venez donc.

«...Difficile de parler d’influences pour l’oeuvre d’Agnès Debizet, tant celle-ci témoigne d’un univers singulier. Tout au plus peut-on signaler quelques parentés, Henry Moore, pour sa science à insuffler de la sensualité dans ses formes massives, Germaine Richier, pour l’inventivité zoologique, Max Ernst pour un humour qui ne désarme jamais, Niki de Saint-Phalle enfin, mais sans les couleurs criardes. Agnès Debizet préfère les teintes mates dont la patine rappelle les fresques de la Renaissance italienne.
Les Grecs et les Romains aimaient s’entourer de divinités domestiques les protégeant contre les sorts et les mauvais tours. Agnès Debizet est une héritière de cette tradition païenne. C’est une femme au regard vrillant : avec une perspicacité malicieuse elle fait craquer chez ses interlocuteurs le vernis des apparences. Ses créatures lui ressemblent. Elle s’invitent, avec un mutisme qui en dit long, à entamer avec elles un entretien infini, tout en conservant leur mystère."
Alain Dreyfus, septembre 2008

 

 

 

Agnès Debizet, sculpteur
est née à Marseille en 1957.
Après une Maîtrise de Lettres sur Flaubert, elle se prend, dès le premier contact, de passion pour la terre.
Depuis, elle modèle, engobe, grave, cuit, scelle le grès.
Ses sculptures sont mises en scène dans des lieux publics, jardins, salons, sièges d’entreprises et monuments historiques.
L’adaptation au lieu, à sa structure et son histoire, est le moteur de son oeuvre. C’est en ce sens un travail qui évoque et raconte.
Parallèlement, elle fabrique des objets usuels, luminaires et mobilier
et depuis 1998 où elle a installé son atelier de sculpture dans l’Yonne, travaille, côté ville, à de grands collages papier.

Galerie Quincampoix
82, rue Quincampoix - Paris 3ème tél : 01 42 78 78 37 du mardi au samedi de 13h30 à 20h
Site :  www.galeriequincampoix.com

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