Raoul Dufy : rétrospective

Publié le par afa

RÉTROSPECTIVE RAOUL DUFY


Du 17 octobre 2008 au 11 janvier 2009


Peintures, dessins, gravures, textiles, céramiques : en tout plus de 250 œuvres dont 25 céramiques...



au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
11 avenue du Président Wilson - PARIS 8e.
Ouverture du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h, nocturne le jeudi jusqu'à 22 h.
Visites guidées pour adultes (durée 1 h 30) : les mardis à 12 h 30, les mercredis, jeudis, vendredis, samedis et dimanches à 14 h 30
Renseignements et réservations tél. : 01 53 67 40 80





Biographie : Raoul Dufy, né le 3 juin 1877 au Havre et mort le 23 mars 1953 à Forcalquier, est un peintre, dessinateur, graveur, illustrateur de livres, créateur de tissus, céramiste, créateur de tapisseries et de mobilier, décorateur d'intérieur, décorateur d'espaces publics et décorateur de théâtre français.
En 1900, il entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il dessine beaucoup. Sa première exposition (au Salon des Artistes français) a lieu en 1901. Puis il expose en 1903 au Salon des Indépendants. Il peint beaucoup aux environs du Havre, et notamment sur la plage de Sainte-Adresse rendue célèbre par Eugène Boudin et Claude Monet. En 1904, avec son ami Albert Marquet, il travaille, toujours sur le motif, à Fécamp.
Influencé par le fauvisme et en particulier par l’œuvre de Matisse, il travaille avec Friesz, Lecourt et Marquet sur des tableaux de rues pavoisées de drapeaux, de fêtes de village, de plages.
En 1908, prenant conscience de l'importance capitale de Cézanne au cours de la grande rétrospective de 1907, il abandonne le fauvisme. Il exécute des études d'arbres, de chevaux, de modèles en atelier, des natures mortes. Cette même année, il se rend à l'Estaque, près de Marseille avec Georges Braque. Ils peignent, souvent côte à côte, les mêmes motifs que Cézanne.
Il séjourne dans la « Villa Médicis libre » (qui accueille des jeunes peintres dépourvus de ressources) à Orgeville avec André Lhote et Jean Marchand. En leur compagnie, il s’oriente vers des constructions influencées par les débuts du cubisme de Braque et de Picasso.
Il réalise en 1910 les bois gravés pour le Bestiaire d’Apollinaire.
Appelé par le grand couturier Paul Poiret qui a été impressionné par les gravures du Bestiaire, il se lance dans la création de motifs pour les tissus de mode et de décoration. En effet, l'impression des tissus est alors réalisée à l'aide de bois gravés. Avec Paul Poiret, il monte une petite entreprise de décoration et d'impression de tissus, « La Petite Usine ». Il y imprime ses premières tentures et étoffes qui feront la célébrité de Paul Poiret.
Toujours influencé par Cézanne, son dessin devient cependant plus souple au cours de son séjour de 1913 à Hyères.
En 1915, il s’engage dans le service automobile de l’armée.
Au cours de son premier séjour à Vence en 1919, les couleurs de ses tableaux deviennent plus vives et son dessin plus baroque.
Il se lance dans la lithographie avec les Madrigaux de Mallarmé en 1920. Cette même année le Bœuf sur le Toit de Jean Cocteau est représenté avec des décors et des costumes de Dufy.
Sous l'impulsion de Paul Poiret et désireux de se rendre compte de l’effet de ses tissus sur les femmes, il commence à fréquenter les champs de courses en 1922 ; il y prend esthétiquement goût au spectacle des foules, des chevaux, et des mouvements. Il fait de plus en plus d’aquarelles, et travaille la céramique à partir de 1923 avec le grand céramiste catalan Artiguas.
Dufy voyage beaucoup. Il découvre l’Italie (Venise, Florence, Rome, Naples, la Sicile puis le Maroc et l’Espagne. Il séjourne à Nice de 1925 à 1929 avec son épouse niçoise.
En 1926, en regardant une petite fille qui court sur le quai de Honfleur, il comprend que l’esprit enregistre plus vite la couleur que le contour. Il va alors dissocier les couleurs et le dessin. Il ajoute son dessin à de larges bandes de couleurs (généralement trois) horizontales ou verticales, ou bien à de larges taches colorées. Il exécute des cartons pour des tissus d’ameublement réalisés en tapisserie par la Manufacture de Beauvais sur le thème de Paris.
En 1936-1937, aidé par son frère Jean Dufy, il réalise pour le Pavillon de l'Électricité de l’Exposition Internationale, la plus grande peinture existante au monde : La Fée Électricité (624 m²), aujourd'hui visible au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris .
Raoul Dufy commence à ressentir, en 1937, les premières atteintes d’une maladie douloureuse et invalidante : la polyarthrite rhumatoïde.
Réfugié dans le sud de la France au début des années 1940, il peint les cartons pour les grandes tapisseries Collioure et Le bel été. Dufy excelle aussi dans la composition de décors et costumes de théâtre pour la Comédie française. Dans ses tableaux, il abandonne progressivement les larges bandes de couleurs pour une teinte d’ensemble dominante.
Dufy illustre les Nourritures terrestres d’André Gide en 1949, puis L’Herbier de Colette (1950). Il est promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur.
Dufy s’installe à Forcalquier en Haute Provence. C’est là qu’il meurt le 23 mars 1953. 
(source Wikipédia)







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